Quand la nature prend soin de nous

Quand la nature prend soin de nous :

Il existe plusieurs centaines d’études ayant mesuré l’influence bénéfique, sur la santé et/ou sur ses nombreuses dimensions, des (différentes formes de) relations avec la nature. Bien trop pour que nous tentions de toutes les résumer… !

Aussi, nous vous proposons ici quelques évocations de certaines des études les plus marquantes, ou quelques synthèses regroupant les résultats de plusieurs études.

Pour les personnes qui souhaitent aller plus loin à ce sujet :
– pour accéder directement à ce qu’on peut considérer comme les principales études (permettant de balayer les différentes dimensions, les différents publics, etc.) : voir cette page indiquant les références d’environ 150 d’entre elles. Une grande partie sont accessibles en ligne, en tapant dans un moteur de recherche les noms des auteurs et quelques mots-clés du titre…
– pour une synthèse, en français, plus détaillée, de l’ensemble de ces études, voir le livre Jardins thérapeutiques et hortithérapie.
Voir la nature

En commençant par les effets de la simple vision de la nature ou de certains de ses éléments (paysage boisé, jardin, végétaux…).

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Quand la salle de classe (dans une école), la salle d’examens (dans une université), la salle de soins (dans un cabinet dentaire), la chambre (d’hôpital), offrent une vue sur eux, on mesure déjà beaucoup : augmentation des facultés d’attention (des écoliers) et des résultats (des étudiants), diminution de la pénibilité des soins (pour les patients du dentiste).

Quant aux patients hospitalisés, beaucoup d’effets désormais documentés et mesurés : diminution du stress ; diminution du ressenti de la douleur (et donc réduction de la demande d’antalgiques), réduction des troubles du sommeil… et augmentation de la vitesse de récupération après des opérations.

Ce dernier point est tellement frappant que, dans certains hôpitaux, la vitesse de récupération et la durée de séjour sont corrélées au côté du couloir où se trouve la chambre des patients : un côté donne sur jardin, l’autre sur immeubles ou parkings… !

Près de la nature

La voir c’est bien, y accéder, en être proche, c’est encore mieux ! Dans son lieu de travail déjà (diminution des arrêts maladies au fur et à mesure qu’augmentent les végétaux ; moins de stress et de fatigue pour les soignants disposant de moments de récupération face à une vue sur des paysages naturels ou sur un jardin), dans son lieu de vie évidemment (une fois pris en compte les différences socio-économiques, bien sûr) : on vit en meilleure santé et plus longtemps quand on vit près de la nature.

Effets indirects et effets directs

De tels résultats impliquent des effets indirects : vivre près de la nature permet d’échapper à de nombreux éléments nocifs présents dans les espaces urbains

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Les endroits verts que l’on voit sur cette photo du périphérique parisien sont en effet considérés, administrativement, par la ville de Paris, comme des « espaces verts »…

(mais pas à tous les éléments nocifs, en particulier dans les campagnes où les pesticides sont très utilisés).

Des effets directs grâce à tous les éléments bénéfiques présents dans les milieux naturels et à travers les échanges et toutes les activité qui nous relient à la nature.

Activités et nature / jardins

Car les mêmes activités, selon qu’elles ont lieu en ville ou en campagne, ne donnent pas les mêmes effets. Au point qu’en ville, aux cotés des effets positifs (par exemple, de marches) sur certaines dimensions (musculaires) s’observent des effets négatifs sur d’autres : c’est ainsi que les marches en ville augmentent les idées dépressives et les marqueurs physiques du stress ! (Étonnant quand même, quand on manque de se faire écraser à chaque carrefour par des conducteurs excités et que les yeux et l’esprit sont happés par les publicités et les devantures des magasins 🙂

Remarquons (et regrettons) que la quasi totalité des études se soient intéressées à des modes de relations avec la nature très « physiques » (activités sportives, de rééducation, hortithérapeutiques, etc.). Quasiment rien sur les effets de la rêverie, de la méditation, de l’observation… C’est d’autant plus dommage que c’est à travers ces modes de relations avec la nature que de nombreuses personnes témoignent vivre leurs expériences les plus profondes et les plus essentielles.
Jardinage et santé

Difficile de synthétiser en une seule phrase les effets positifs du jardinage tant on les retrouve pour tous les âges et tous les publics : depuis les enfants qui voient leur santé comme leur capacité d’apprentissage augmenter dans les écoles avec jardin… jusqu’aux personnes atteintes de maladie d’Alzheimer qui ont d’autant moins de troubles du sommeil, de l’appétit, du comportement, qu’elles jardinent. En passant par toutes celles, quel que soit leur âge et quelle que soit la pathologie qui est à l’origine de leurs troubles, qui arrivent à mieux se concentrer, agir, entrer en relation et communiquer avec les autres, quand elles participent à des activités de jardinage.

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Même constat, à travers la diversité des situations, suite aux études réalisées dans des établissements de rétablissement et de rééducation (après une opération, un accident, etc.) : l’amélioration de l’humeur, la réduction de la douleur ou la capacité à mieux la supporter, et la diminution du stress se retrouvent pour tout le monde lorsque des séances de thérapies liées au jardinage sont accomplies.

[Nous reviendrons ultérieurement, dans une page spécifique, sur les vertus thérapeutiques du jardinage.]

A chacun sa nature

Ce qui rend difficile toute synthèse des nombreux effets positifs des relations avec la nature, avec le jardin (et ses habitants autres qu’humains), avec le jardinage, c’est donc la grande diversité de ces bénéfices, selon les activités, les situations, les publics… Autrement dit, c’est précisément ce qui rend les jardins thérapeutiques si aptes à l’être pour un grand nombre de personnes : chacun d’entre nous, dans les mille et un modes d’actions, du plus méditatif au plus actif, dans les mille et une manière de se relier à la nature, dans les mille et une manières d’être jardinier, peut trouver (avec l’aide de celles et ceux qui prennent soin) ce qui lui sera (le plus) bénéfique.

Sachant qu’il faut faire confiance aux jardins et aux jardiniers : avec un peu de temps et d’apprivoisement, beaucoup de jardiniers et de jardins trouvent le bon équilibre pour prendre soin les uns des autres…

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