Une démarche participative

Une démarche participative (collaborative, etc.)

Sommaire de cette sous-rubrique :

  1. Une démarche participative (voir ci-dessous)
  2. Qui pilote le projet ?
  3. Attention aux pilotes sans permis
  4. La démarche participative (précisions)
  5. Quels outils pour accompagner la démarche participative ?
  6. De la conception à la réalisation
  7. Le jardin thérapeutique : au service de la citoyenneté et de l’autonomie de ses usagers
  8. Un paysagisme participatif et créatif
Une démarche participative :

La manière même dont le jardin thérapeutique va être pensé, imaginé, réalisé… peut se révéler thérapeutique, pour autant :

  • qu’elle soit, comme le prendre-soin et le jardin qu’elle élabore, centrée sur la personne ;
  • qu’elle soit la plus participative possible. (Remarquons qu’on retrouve ici, à travers ces deux principes, des principes essentiels du design tel qu’il est pensé et appliqué dans les projets permaculturels).

L’élaboration participative n’est pas un gadget. C’est une condition de réussite. Toutes les expériences en témoignent : moins l’élaboration est participative, moins le jardin thérapeutique est utilisé et vivant. Ou pour le dire autrement : les usagers du futur jardin – les résidents ou patients, leurs proches, et les professionnels qui les y accompagneront, pour des activités thérapeutiques ou non – s’en serviront d’autant plus, l’investiront d’autant plus, l’entretiendront et l’amélioreront d’autant plus, qu’il aura été, dès le début, pensé et élaboré avec eux et en grande partie par eux.

En revanche, quand le jardin tombe là comme un gadget, il finit vite comme un gadget : délaissé – non sans avoir au passage provoqué gâchis et dégâts.

Les experts

Une démarche participative - img

Dans le domaine du prendre-soin, c’est une notion essentielle : chaque personne est la meilleure experte du prendre soin d’elle-même. Et l’on ne peut prendre soin d’elle sans croiser notre expertise avec la sienne.

Pareil pour nos jardins thérapeutiques : aucune expertise – en jardinage, en paysagisme – ne rend experts du jardin de prendre-soin correspondant aux désirs, besoins, goûts, etc., de ses futurs usagers.  La seule expertise pertinente de ce jardin thérapeutique-là n’existe pas avant son élaboration et n’existera pas sans démarche participative : elle ne prend vie et ne se développe qu’au fur et à mesure que les expertises, connaissances, expériences, avis… des uns et des autres se mêlent, s’enrichissent, se confrontent…

Il est plus complexe et plus lent de mettre en place une véritable démarche participative que de laisser quelques-uns décider de tout. Mais seule cette démarche permet :

  • que le projet réalisé corresponde réellement aux besoins et désirs des usagers ;
  • que des professionnels, des bénévoles, des usagers s’y investissent, en deviennent des éléments importants, des personnes ressources, des catalyseurs d’énergie, d’envies, d’engagement ;
  • que les conditions d’un usage durable, s’inscrivant sur un temps long, soient réunies ;
  • enfin, que beaucoup d’autres aspects de la vie de l’établissement soient ainsi indirectement nourris : dialogues et liens entre professionnels, interdisciplinarité, qualité de travail, regards sur les usagers et leurs expertises…

Il n’existe pas de règles absolues en matière d’élaboration participative. Chaque collectif, chaque établissement possède sa propre culture, ses propres habitudes, qui ne pourront pas être modifiées du tout au tout pour le projet de jardin thérapeutique.

Quelques recommandations peuvent néanmoins être données :

 

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