Répertoire des hortithérapeutes

Edit. 2020 : depuis la création de ce site, a été créée en France une Fédération regroupant les professionnels et personnes intéressées par tous les sujets abordés ici, et notamment l’hortithérapie. Il n’y a donc plus nécessité de maintenir cette partie de mon site, qui ferait double usage avec ce que va développer sur le sien cette Fédération (cliquer sur son logo vous y emmènera).

 

 

 

 

 

[La page qui suit reste donc dans l’état où elle était en 2018]

 

Répertoire des hortithérapeutes (et apparentées : des professionnel-le-s, quelle que soit la manière dont elles/ils se qualifient, qui utilisent le jardin et le jardinage dans leur pratique de prendre-soin).

Pourquoi avons-nous choisi de poser quelques questions aux professionnels
souhaitant s’inscrire dans les différents répertoires de ce site ?
La réponse est sur cette page…

Les questions sont en bas de page, après le répertoire.

__

A noter, double fonction pour ce répertoire-ci, qui peut comprendre :

  • des personnes qui (quel que soit leur métier de rattachement) travaillent “en indépendant”, et peuvent conduire des activités hortithérapeutiques dans des établissements, etc. ;
  • des personnes qui (quel que soit leur métier de rattachement) travaillent en établissement et n’interviennent pas ailleurs. Mais qui souhaitent partager leurs travaux, leur expérience, etc. Elles peuvent vouloir ou non être contactées, etc.
  • (Par “métier de rattachement”, nous entendons la discipline d’inscription ou de départ officielle, l’hortithérapie n’étant pas une discipline reconnue en France.)

__

Répertoire des hortithérapeutes (et apparentées)

(Classement par région puis par ordre alphabétique. Cliquer sur le nom amène sur la page dédiée…)

Région Auvergne-Rhône-Alpes
Le jardin des hêtres (atelier de création et d’animation de jardins thérapeutiques).
Région Ile-de-France
Nature en Ville Thérapie – Nicole Brès

Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
VIV’HARMONIE (jardins thérapeutiques et hortithérapie)

 


LES QUESTIONS (hortithérapeutes et apparentées)

Reprécisons :

Ceci n’est pas un questionnaire ! Juste des questions pour faciliter : parce qu’il est souvent plus facile de répondre à des questions que d’écrire un texte d’un bloc.
Et donc, bien entendu, aucune obligation – liberté totale de répondre
aux seules questions qui inspirent, ou de se présenter et présenter ses travaux tout autrement !

On proposerait même bien la liberté de rester anonyme : mais s’inscrire dans un répertoire en restant anonyme paraît quand même difficile. Quoique (il y encore tant d’êtres anonymes dans nos jardins)

Présentation
Pourriez-vous nous parler de ce qui vous a conduit là, vers l’hortithérapie, les activités thérapeutiques liées aux plantes, au jardin, etc. (parcours, formation, etc.) ?
Quelle est votre profession “de départ” ? Quels liens faites-vous entre cette profession et votre pratique dans les jardins ?
Votre cadre professionnel (indépendant, au sein d’un établissement…) ?

Les activités
Pouvez-vous nous décrire quelques unes des activités que vous menez ?
Avec quels publics ? Sous quelle forme ? Visant quels objectifs ?
Qu’en disent les participants ? Qu’avez-vous observé ?

Expériences et réflexions
Procédez-vous à des formes d’évaluation de ces activités ?
Sinon, quelles leçons en tirer ?
Quelles sont les activités, les dimensions, qui vous paraissent les plus thérapeutiques ?
Parmi les actions liées au jardinage (semer, planter, désherber, arroser), parmi les vivants (animaix, végétaux), parmi les matières… y en a-t-il qui vous semblent particulièrement intéressantes, toujours en lien avec la dimension thérapeutique ?

Les jardins
Quel jardin serait souhaitable pour l’accueil des activités hortithérapeutiques ? Des éléments indispensables ?
Quelles sont les relations entre vos activités et les autres activités liées au jardin ?

Mise en place
Quels sont les aspects qu’il vous paraît essentiel que les autres professionnels connaissent à ce sujet ?
D’autres informations que les établissements qui souhaiteraient travailler avec vous doivent connaître ?
Quels sont les aspects qu’il vous paraît essentiel que les participants connaissent…

Divers
Des moments particulièrement mémorables ?
Des témoignages de participants à publier, des photos à nous envoyer pour votre page sur ce site ?
Et bien sûr : comment vous contacter (si vous souhaitez pouvoir l’être) ?

Merci beaucoup !





LE RÉPERTOIRE :

A NOTER : cette partie du site est mise en chantier à partir de juillet 2017. Ces répertoires se rempliront donc au fur et à mesure de nos démarches de recueils d’informations. Il est donc probable qu’il faudra attendre le deuxième semestre 2017 pour qu’ils commencent à être un peu fournis…

Répertoire des hortithérapeutes - img
Jardins de Bomarzo (Italie)

hortithérapeutes – img

2 réflexions sur « Répertoire des hortithérapeutes »

  1. Bonjour,

    je profite de ces temps de confinement pour vous présenter ce qui m’amène ici.
    Au siècle dernier j’étais un jeune bipède épris de rêves et de liberté. C’était un temps où les concombres étaient masqués et où déjà, les Shadocks pompaient.

    Je voulais être journaliste mais en seconde vu mon peu d’aptitudes apparente aux mathématiques et ma forte propension à ne pas rentrer dans les cases j’ai eu à choisir entre la mécanique générale et l’horticulture générale…. méandres étranges et éliminatoires de l’orientation scolaire qui considérait alors que pour être un bon journaliste il fallait suivre le cursus “science éco” et maîtriser les statistiques, l’économie et les mathématiques …. Moi je voulais voyager , observer, questionner le monde, filmer, photographier et écrire c’était hors sujet bien sûr.
    La mécanique je la pratiquais déjà sur ma mobylette et autres engins plus ou moins trafiqués. J’optais donc pour une formation de Jardins Espaces Verts à l’école Du Breuil dans le bois de Vincennes à Paris XIIe. Fabriquer un monde meilleur, naturel et beau, voilà qui me semblait coller à mes aspirations. Je fut reçu 5éme sur une promotion de 40 lors du concours d’entrée ou plusieurs centaines de candidats se présentaient. Je passais instantanément de “semi cancre” à “plutôt bon”.
    J’entrais de pleins pieds dans une réalité riche de sens et de sensibilité. Deux ans plus tard, après une merveilleuse aventure où j’acquis le goût d’apprendre, la curiosité, l’ouverture d’esprit tout en vivant avec bonheur les utopies partagées et l’enrichissement des diversités mise à l’épreuve concrète du faire ensemble pendant 40h par semaine et plus si affinités.
    Nous étions une bande d’amis épris de vie, d’amour et de beauté joyeuse. J’avais vingt ans et j’oubliais de rentrer pour la troisième année…

    Heureux, amoureux et au terme d’un mois de stage dans le marais Poitevin où nous ramassions des plantes médicinales, ma chérie et mois restâmes 5 mois de plus à courir prairies et marais. Apprenant la nature, peignant et dessinant à l’envie. Nourris , logés et peu payés mais riches de nos vies.
    En quête d’un peu d’argent nous décidâmes de tester le salariat dans une pépinière de la région Orléanaise. Les conditions exécrables d’exploitation et l’illusion d’une “richesse” en argent trop vite gaspillée et trop chère payée nous amena à partir sac au dos et sans le sou, direction l’île de beauté.

    Là je travaillais un temps avec un forestier dans les montagnes du centre à faire du marquage sélectif puis nous nous installâmes dans le Cap Corse. J’y défrichais des jardins en terrasse que je remis en culture pour créer une économie de subsistance en autarcie. Remontant les murs de pierres sèches, captant les sources de la montagne pour l’arrosage, élevant quelques poules, une chèvre, un âne avec lequel je travaillais à façon, soit pour le maçon à porter des matériaux dans les ruelles escarpées soit à débarder du bois et faire du débroussaillage créant des coupes feux dans les maquis de la montagne et les forets de chênes verts.
    Nos routes se séparèrent et je retournais sur le continent . Elle y vit toujours et gère une exploitation horticole de production de roses.
    Je passais quelques années à vivre de petits métiers et à jardiner pour compléter de façon simple le choix d’un mode de vie frugale, bohème et artistique.
    A 33 ans, alors que j’étais responsable d’une jardinerie en région Toulousaine le jour et que j’étais régisseur dans une compagnie de spectacles de rue le reste du temps, je fut touché par le handicap. Un geste chirurgical un peu trop invasif me supprima l’usage de mes jambes et dérégla un bon nombre de fonctions en dessous de ma 4éme vertèbre dorsale.
    Fauché en plein élan, jeune papa séparé, ma vie basculait d’un coup dans l’impossibilité relative d’exister et pourtant j’étais toujours vivant.
    Oui vivant et résiliant. Du fond de ma détresse la force des rêves et des désirs ressurgit nourrie par ma colère et ma rage de vivre. J’avais encore à faire. Ne pouvant plus faire mon métier de jardinier paysagiste, mis sur la touche du monde ingrat et magnifique des saltimbanques, il me restait la capacité à imaginer. J’appris le graphisme, la communication, l’infographie, le design et même la bijouterie !
    Rapidement après une tentative avortée de créer sans un sous un concept de camping écolo artistique au Maroc, je me mis à travailler dans la communication liée à l’environnement.
    Je créais des documents, j’organisais des éléments de communication, concevait des contenus, réalisait des maquettes et des matériels pédagogiques liés à la pédagogie de l’environnement au sein d’une très petites entreprise en tant que salarié dans un poste adapté.
    Impactés par la crise nous nous sommes retrouvés en faillite et avons dû fermer boutique. Après quelques temps de chômage pour moi, sur une idée que j’avais lancée avant de clore l’histoire, nous nous sommes retrouvés à monter une société coopérative dans le domaine de l’écologie de l’eau et plus particulièrement la conception de systèmes d’assainissement naturels par filtres plantés.
    La maison que je venais d’acquérir dans le nord du Tarn servit de prototype et de terrain d’essais dans ce domaine et j’y adjoint, en plus de la technique de filtre par percolation horizontale dans un massif de roseaux, deux massifs filtrants paysagés et un bassin de récupération du pluvial et des eaux traitées. Ce que l’on nomme un égout devenant un jardin aquatique.
    Je développais à l’autre bout de la chaîne de l’eau, un jardin potager adapté à mon handicap et un jardin paysagé.
    Je continuais aussi mes pratiques artistiques de dessin, de peinture, d’arts plastiques et je fis même plus récemment une formation de gravure d’art.

    En parallèle à élaboration de solutions personnelles, je militais pour développer la pratique du jardin adapté comme un outil de résilience et de développement personnel. D’abord au hasard de mes rencontres puis inspiré par mes lectures sur le thème de l’horti-thérapie. Lors de mes séjours épisodiques dans des centres de rééducation je constatais à quel point les personnes touchées par le handicap, quel qu’il soit, avaient du mal à se raccrocher à des motivations et à éprouver du désir et encore moins du plaisir à être et ressentir. Je pressentais intimement à quel point la stimulation par l’exemple, l’accompagnement et la mise en action pouvait apporter d’amélioration à l’existence même des plus démunis.
    Ma capacité à dimensionner les réponses et à imaginer les procédés me faisait me ressentir comme une personne ressource dans de nombreux domaines.
    J’avais envie, le temps passant, de renvoyer quelque chose de ce que j’avais reçu et qui avait fait naître en moi un sentiment d’empathie et une envie de sympathie.
    j’ai imaginé et j’imagine encore regrouper les handicaps sous la banière d’un festival des possibles. J’ai porté à moi seul le projet de ce festival et l’idée qu’il puisse être le vecteur d’une synergie motivante pour inventer ensemble des solutions de vie pour le plus grand nombre. Aujourd’hui, via les réseaux sociaux cette utopie prend forme et s’organise.
    Je fis de nombreux périples avec des attelages fantaisistes pour montrer par mon exemple que la mobilité pouvait ne pas être que réduite. Je provoquais, ou du moins j’essayais, le dialogue afin de mettre en action des partenariats n’ayant moi même aucun moyens ni soutiens.
    J’écrivais un peu partout pour chercher des partenaires, proposant mes compétences tantôt dans des institutions, tantôt dans des associations, en direct ou par le biais d’articles. Je créais même un blog qui fut vite piraté.
    Je m’y épuisait à force de non réponses ou de vœux pieux. J’étais trop en avance et trop indépendant. Un électron libre qui ne rentrait toujours pas dans les cases…

    Retourné depuis quelques années à un parcours de soins régulier en rééducation fonctionnelle, deux fois par an, je me suis inscrit en parallèle à la mise en pratique de ce qu’on nomme “pair-émulation” ou “pair-aidance”.

    D’abord en autodidacte par la lecture des littératures disponibles sur le sujet puis plus récemment par mon inscription dans le premier cycle de formation qui s’ouvre en France sur ce sujet.
    Cette formation qualifiante permettra la valorisation de mon expertise au sein d’un réseau d’acteurs de terrain et le développement d’outils concertés.
    Cela rejoint et pour moi, inclus, la pratique de l’horti-thérapie comme un des outils à explorer ensemble pour le mieux êtres des personnes handicapées.

    Nouvellement retraité je souhaite m’orienter vers l’élaboration de partenariats mettant mes orientations personnelles, mes moyens et mes compétences en tant qu’indépendant au service de personnes ou de structures qui souhaiterai développer cette panoplie d’outils et de pratiques au bénéfice des personnes fragilisées par les aléas de l’existence.

    Je me propose de créer un “centre de ressources adapté”. Un lieu pluri-disciplinaire qui permettrai l’écoute et le recueil des souhaits et des problématiques globales générées par la confrontation au handicap.
    Que ce soit directement avec les personnes touchées personnellement ou indirectement par les personnes accompagnant les concernés directs tels que parents, proches, aidants, soignants, étudiants chercheurs etc …
    Au vu de ce recueil préalable, proposer des réponses à la carte, au rythme et à la hauteur des possibilités réelles de chacun. Élaborer des accompagnements personnalisés, objectiviser les expériences et analyser les résultats en concertation. Rendre compte des pratiques et partager les méthodes.

    J’imagine un lieu de “transition” vers la vie ordinaire, un lieu d’apprentissage, un lieu de mise à l’épreuve, de recherche et de développement d’outils et de méthodes au service du soin et de l’accompagnement. Un lieu de partage et de ressources.
    Un laboratoire social adossé aux institutions mais en lien avec le privé et la société civile.

    Je réfléchis actuellement à la structure et à l’économie d’un tel projet que je souhaiterai autonome, auto géré, horizontal, évolutif, inclusif et partagé. L’appropriation par les acteurs créant une synergie de responsabilisation des individus et un partage des outils, des bénéfices et des contraintes dans un esprit d’équité sur un modèle “gagnant gagnant” comme on dit et de non marchandisation excessive tout en restant dans l’économie réelle, solidaire et responsable. L’idée étant non pas de rentabiliser à tout prix mais simplement de rendre pérenne et ouvert ce modèle sociétal. Plus apparenté au modèle coopératif qu’à celui de la recherche du profit. Je tiens à ces valeurs.

    En attendant le développement éventuel d’un tel projet je propose d’ouvrir mon actuel lieu de vie situé entre Albi et Rodez de façon ponctuelle à l’accueil et à l’échange autour de ces pratiques ainsi que de me mettre à votre écoute pour développer des solutions concrètes.
    N’hésitez pas à me solliciter pour échanger sur le sujet, j’essaierai de me rendre disponible autant que possible pour vous répondre si vous le désirez.

    PS : j’illustrerai volontiers ce récit si vous m’indiquez comment vous fournir la matière graphique

    1. Bonsoir,
      Merci pour votre texte.
      J’aurais bien aimé pouvoir mettre avec votre commentaire les photos que vous m’avez envoyées, mais techniquement, le module de gestion des commentaires ne me le permet pas. Désolé.
      Bien cordialement,
      Jérôme.

Répondre à Thierry GOIX Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *